“Êtres DeBoue” carnet des gravures

C’était la fin d’aout 2017. Festival O ! Les rues sur l’île d’Oleron.                                              Le programmation riche des spectacles tellement belles, les chouettes rencontres, de bonne bœuf…Oui plein de belles choses où on nageait bien. J’aimerais bien vous parler d’un spectacle qui m’a fait vibrer différemment.

Le rdv était dans les marées, quelques instants  avant de la lève du soleil. Avec Martina et les autres courageux on a pris petit camion, sort de la navette, pour arriver sur le spot de rencontre avec Cie Les Journaliers. Dans la route on a eu du mal de comprendre où on est exactement. Notre conducteur connait bien le chemin ? En tout cas des paysages merveilleux  du crépuscule de l’île de Pierre Lotti.

La navette s’arrête. On voit à peine les personnages  statues « perdu » dans les marées, dans les boues…Oui, immobiles, coincés dans le trésor d’argile. On chape parfois leur regard fixé dans loin. Le soleil sort timidement de son lit en chuchotant avec la lune crochée depuis la nuit entière. En murmurant ils  invite les premières notes  du chant des pierres. Lithophone construit et conduit par Maestro Fabrice Bony avec ses mélodies préhistoriques  nous porte dans cet univers si fragile, subtil, religieuse, sacral mais trop proche dans le même temps. L’âge de pierres ! Je sors mon carnet des esquisses et en regardant le spectacle devant nous je gribouille les croquis sans regarder le papier. Donc je suis sûre que je n’échapperai à aucun détail de l’image que je vois. Les acteurs prennent  le rythme de la danse solaire. Ils s’approchent lentement vers nous. L’autre musicien, Satoru Kita, apparaît de loin avec sa sonore contemporaine et  métallique de saxophone. Ils sont tous sur la scène où la scénographie change de une second à l’autre. Quelque chose de précieuse ! Le soleil en plein réveil ouvre les rideaux pour donner le force à les treize deBoues…

Je suis étonnée, importée par leur danse si lente, chargée des émotions qui se changent courent. Leurs costumes et visages, complètement boues. Le peuple de marée ! La lute. Mon crayon est énervé. La paix. Les espaces vides et les traces subtiles.                               Sur notre visage on sent les doits du soleil, déshabillé en montant des échelles célestins.  La troupe boues est en fin ressemblé et ils sont  à côté nous. On peut toucher sa peau douce d’argile. L’arome marin entre dans nos narines. Une expérience ancestral on dirait entre nous  le même matin…

Le spectacle Etres DeBoue , de Cie Les Journaliers, j’ai regardé dans un souffle matinal , en dessinant sans arrêt et sans regarder les papiers dans mes mains. Après, les croquis devient les gravures, réalisés en technique taille douce, qui font le modeste carnet des gravures (18cm x 27cm) Fait au mois septembre 2017.

J’aimerais bien remercier à Madame Payette et Martina qui sont vécus cette expérience avec moi.                                                                                                                                          Grand merci à AMT pour vidéo du feuilletage et la motivation pendant le procesus.      Merci Frédéric Sarezza pour ta patience, tes rayons et tes créations, tes espaces…http://lesjournaliers.canalblog.com/                                                                                      Fabrice Bony, merci pour ta confiance et ta music                                    https://www.fabricebony.com/

Merci à tous qui partagent et melangent les experiences des arts. Merci Nancy pour me enforcé de continuer dessiner – crabouiller..

Novembre 2017

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